Les cariatides de la place de la comédie de Montpellier
Nous allons ici expliciter le message caché des cariatides de la place de la Comédie de Montpellier. Ces statues sont situées sur la place, entre la rue Baudin et la rue Boussairolles. Pour plus de lisibilité, chaque photo peut être agrandie. Il suffit de cliquer dessus.Pour effacer la photo "grand écran" il suffit de cliquer sur l' onglet de fermeture de la photo ( en haut à droite).
Le groupe de gauche
Il faut lire chaque groupe du centre vers l'extérieur. la première statue à analyser de ce groupe est celle de droite (la plus proche de la porte d'entrée de la banque populaire).
Examinons la statue de droite.
Notre Femme possède dans sa main gauche un parchemin roulé ( la formule) mais il est aisé de voir son expression, elle ne sait que faire!
Passons à la statue de gauche,
Elle se saisit d'un maillet et d'un ciseau.Pour la réalisation du grand-oeuvre, elle doit commencer par effectuer la séparation. Elle doit séparer chaque élément, ce qui est symbolysé par la maillet ( principe actif) et le ciseau ( principe passif)
le Groupe de droite
Commencons par la statue la plus proche de la porte
Elle tient un caducée, symbole de mercure ( le mercure alchimique i permet de créer la pierre philosophale). Elle a les yeux fermés, elle travaille dans le noir ( la nuit). Elle porte de la mail droite une petite couronne de laurier, elle a commencé à réussir. Elle est sur la Voie.
Enfin la statue la plus à droite
Elle a enfin trouvé. Elle a les yeux ouverts ce qui implique qu'elle a retrouvé la vue. Elle porte la couronne de laurier, signe de réussite, mais surtout elle tient la corne d'abondance. Ses travaux ont étélargement récompensés car elle a découvert la pierre philosophale.
Un détail doit retenir notre attention, Pour la première fois, un de ses genoux ( le gauche n'est plus recouvert par le plissé de la toge) est découvert, symbole de l'initiation. Et si cette symbolique était à prendre au second degré; le Grand Oeuvre préfigurant le chemin de développement de l'âme humaine au sein des mondes de matière. L'œuvre alchimique est alors inséparable de la propre transmutation de l'opérant. Selon les principes de la table d'émeraude, ce que l'on modifie à l'extérieur modifie l'intérieur et ce qui change le microcosme modifie aussi le macrocosme (et inversement). L'alchimie devient, dans cette optique, une discipline de travail interieur, d'extraction et de sublimation du mercure, pour que l'opérant lui même devienne cette pierre philosophale (permettant aux autres âmes de devenir « de l'or », symbole de l'esprit accomplit (le laurier) et cet élixir de longue vie ( la corne d'abondance).
Analogiquement, dans le cadre de l'optique chrétienne, on pourrait comparer cette allégorie à la parole du Père, redonnant vie à ce qui était mort et promettant la vie éternelle .